L’artiste gabonais Eboloko se retrouve au cœur d’une vive polémique depuis que le Collectif des Féministes du Gabon a annoncé avoir déposé une plainte officielle auprès du procureur de la République.
En cause : la mise en scène de violences conjugales dans l’un de ses clips, jugée comme une banalisation des violences faites aux femmes.
Selon le collectif, la vidéo utiliserait des images sensibles « à des fins promotionnelles », ce qui serait contraire à la loi 006/2021 relative à la protection des femmes contre les violences.
Face à la montée de la polémique, Eboloko a présenté des excuses publiques, reconnaissant avoir blessé une partie de son audience. Il a aussi exprimé le souhait de rencontrer le collectif pour ouvrir un dialogue et corriger son approche.
Cette affaire relance un débat crucial :
👉 La responsabilité sociale des artistes dans un pays où les sujets de violences conjugales sont de plus en plus pris au sérieux.
👉 La frontière entre expression artistique et normalisation de comportements toxiques.
Un dossier qui pourrait faire jurisprudence et obliger les artistes gabonais à revoir les limites de ce qu’ils mettent en scène.